INTERVENTO-Luttes autonomes Italiennes des 70’s à Montreuil et Paris ( 13et 14 Novembre 2009)

Posted in 1 on 6 novembre, 2009 by ozhonaaye

afficheicopie

Intervento – Luttes autonomes Italienne des 70’s

Mise en scène (en lectures, films, chansons…) sur les mouvements sociaux
autonomes qui ont bouleversé l’Italie pendant les années 70 :
“Les années de plomb”, “le mouvement”, “le camarade P.38″, “les indiens
métropolitains”… des images tantôt cultes, tantôt soigneusement
effacées par le pouvoir. Dans tous les cas, une histoire singulière qui
n’est pas lointaine, que nous ne voulons pas oublier. Nous proposons de
la faire résonner grâce à des ambiances, grâce aux mots de celles et ceux
qui ont mis leur vie en jeu dans la lutte, qui s’organisaient collectivement
quand tout était possible…

Suivie d’une discussion sur ce que ces fragments d’histoires, leurs
failles, leurs passions et leurs forces peuvent faire émerger dans des
stratégies de lutte aujourd’hui.

Vendredi 13 novembre à 19h30 + apéro
à la Coordination des Intermittents et Précaires,
14-16 quai de Charente,
Métro Corentin Cariou à Paris

Samedi 14 novembre à 19h
aux 2milunes, 64 rue de la Demi-lune à Montreuil,
Metro Mairie de Montreuil
ou bus129 arrêt La Boissière, ou 102 arrêt Rue des Roche.

« Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de
lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale. Fort de ponts
exceptionnels entre étudiants et ouvriers, “autonome” des partis et des
syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, il fera durer mai 68
pendant dix ans. Ce sont les “hordes païennes” de jeunes immigré-e-s du
Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant
à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les
mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des
quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou
les factures. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s,
jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses
précises et originales de la transformation de l’économie occidentale.
C’est une explosion des radios libres qui se font “la voix des sans-voix”
tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant
de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression
féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la
fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Beaucoup “d’autonomes” passeront
des années en prison, sans manquer d’en faire encore un lieu de luttes.
Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de
sons et d’images permettront, chapitre après chapitre, d’avoir un aperçu
de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions
qu’elle nous pose aujourd’hui. »

MEERJAN

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 9 octobre, 2009 by ozhonaaye

You want to know my story, you want to understand who i am. I can’t say any word, i can’t tell anything, my mouth is close since one century and i’m blind since ten years because i couldn’t stop crying. What do you think ? Where do you live ? How old are you ?I can even answer to these questions. I would like to be a bird, to fly touside my jail, to escape from this world who turns without me.

Minute after minutes between the four walls of this country, i build my boat, little one, too little one, so little one. I’ll write  freedom on the waves, when the moon just lost between the sea and the sky, will show me which way i have to follow. Could you wait for that ? For a dream ? For a shadow who disappears when my eyes open. Each Time, each ending of night.

A COUP DE “C’EST QUOI TON ORIGINE?”

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 9 septembre, 2009 by ozhonaaye

Et du silence, et des nuits d’été, et le feu d’une cheminée bien Française qui crâme les derniers papiers… Silence de la flamme qui claque sur le nom qui s’envole, parce que du silence sur la langue et le poids d’un mot qui restera en travers, passé dans le mauvais tuyau… Tu tousses, oesophage en agonie…Tu digèreras mal de toute façon. Fragile mausolée aux contours cadavériques, construit en une traversée, montagne, désert, route, mur, pointillé…Abracadabra… Babel des mots orphelins… Orphelin? Et encore. Construction de l’invisible, déconstruction de ce que j’étais, pourpoursuivre un puzzle à l’éternel chainon manquant. Sort de mon coeur alors la rivière emplie de la vase des saccageurs arrièrés… Usure des os familiaux… TRavailleurs saisonniers morts pour la France, morts pour moi, pour mes frères, et notre orgueil, à tous, en pêché circonci de liberté.

une âme qui parle

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 7 septembre, 2009 by ozhonaaye

Hologramme dévitalisé, drôné, surveillant de la surveillance, anihilé du réflexe et bouffant de la soupe de poulpe froide…Nous excellons dans l’indifférence universelle, la disparition du sens, de Dieu, de nos maux, de nos distinctions, de nos fois, de nos folies, de nos multpiplicités, nos volontés tombées sur nos yeux, nous disparaissons…. A quoi bon mourrir pour celui qui vit  invisible, inconnu, grand frère disparu, trait commun, avis de … Indifférence… Nous laissons filer, couler du sang au pardon…Les yeux clos, disparition… Outil subtil qui nous rend transparent, nous oublions…Numéro insignifiant de l’humanité machiniste. En un clin d’oeil, invisible, idem, sembable, pfff…ailleurs. Carte vitale, mise à jour assedics, contrôle de nos masses unifiées, uniformes, où l’inconnu est surligné en fluo, survisible dans le gouffre normé et numéraire… Inconu au système, inconnu du système…sur déterminé à être la cible…envouté…Alors sans disparaitre, si nous ne disparaissons pas? Nous sommes comme des zombies, effrayants pour certains, fantasmagoriques pour d’autres… Sans reflet, le mirroir se casse sous les yeux bruyants.

Vertige d’un corps en mouvement, d’une âme qui parle…BAM BAM BAM….

                                                       ERROR

L’OMBRA SOTTO LA MIA PAURA

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 21 août, 2009 by ozhonaaye

Nous sommes peu, avec le feu sous nos pieds, avec le “nous” brinquebalant, avec le souffle coupé, avec la lune pour seule guide archaique, avec un peu de joie au coin d’un sourrire qui passait par là, coinçé au coin d’une rue, lorque les corps s’entrechoquent, ques les regards se relèvent, que les empreintes restent en suspens, que la joue en face se fait rougir au seul sourrire enclin de faiblesse aussi, enclin d’un jamais absent, d’un jamais à genoux, d’un jamais seul, même si il y parait, et il y parait plutôt deux fois qu’une. A la lisière où l’illusion de cette noirceur se fait moins opaque, où une seconde on plonge au travers, pour voir sous nos intuitions le sourrire de l’autre qui se terrassait par là. Le sol reste sous mes pieds, j’en ai bien peur, j’ai bien peur de toute façon, du manque de fragilité, du manque de rire, du manque d’écho, mais le mirroir se renverse, le reflet se  fait douleur un instant à notre souvenir de l’infinité… On voit grand, immense. J’en ai bien peur, j’ai peur de toute façon, de notre fragilité, de nos rires, de nos échos, que demain spontanément l’illusion prenne le dessus. J’ai juste un peu peur, ça fait parfois pâlir mes pas, ça me fait parfois m’arrêter, fil lunaire pendu au dessus de mon nez, ça me fait parfois m’arrêter, merci mon Dieu. Je m’arrête une seconde pour regarder.

…………………….la mia paura che corre sulle strade della libertà…………………….

Je regarde…………………………………………son ombre qui court……………………..je ne suis pas loin…………………je marche  au devant …………………………..

A la Tchoutche de Tchoukotka et autre Legets enfuis par là bas

Posted in 1 on 12 août, 2009 by ozhonaaye

Le voyage, la route est une symphonie… La Lune nous la chante et l’alcool chaud nous la fait oublier. Sous les étoiles des nuits de San Lorenzo, chante encore les cris de ceux réfugiés là haut… A ceux qui sont loin, ailleurs ou cachés quelque part, à ceux qui cherchent le coeur un peu bancale, à ceux qui navigue, ceux qui écrivent , ceux qui perdent leurs mots ou assèchent leurs os sur un autre rivage…A presto

Concert Drowning DOG à la Mezza Luna

Posted in SpeCtAcles et ScEnes Libres on 6 août, 2009 by ozhonaaye

…Les potes de San Francisco ( Drowning Dog), d’Ecosse ( Malatesta) et de Paris ( Kiddam+Sista K), sont venus jouer en soutien aux Deux Mi-Lunes expulsables le 13 Juillet…

Vidéo ci dessous :

…la pluie est maitre à bord…

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 3 août, 2009 by ozhonaaye

Le temps flotte sur la ville, comme un matin d’hiver mal tombé. Je me réveille à la sueur d’un autre rivage, il fait nuit, lavage d’un été trop sot pour perdurer. Comment a-t-il commencé?

On pourrait dire que l’été est comme une salve, une grosse pluie qui tombe sur nos têtes, elle fait du bruit, en même temps elle réveille et rafraichit nos quelques idées embrouillées. La pluie coule, de nos crânes détrempés à nos yeux humides, le long de nos cervicales et sous notre nombril affamé d’un cœur rassurant. L’eau coule, tant et tant, que l’on ne s’essuie même plus, que l’on se rappelle à peine de l’hiver sec qui tenait nos os ensemble. L’eau coule, rassure les torrents boueux, nous fait glisser, chuter presque mais pas encore tout à fait. Il n’ y a plus de clarté possible, sous la pluie, adjacente au ciel lunaire, nous restons immobiles. Il y a de cela dans mon cœur ce soir, le sang figé en un point, l’envie juste de se sentir chaud, mais personne ne l’est plus et les corps même proches semblent dérisoirement pâles. Il y a de la folie dans cet été, il y a de la rage, il y a de la peur… J’ai peu d’autres mots au bout des doigts,. Et ce soir, je rêverai simplement de m’assoupir au creux d’une montagne endormie, à côté d’un corps qui bat.

Le temps d’une comparution immédiate

Posted in 1 on 30 juillet, 2009 by ozhonaaye

Entre une justice unilatérale qui sert le plus baveux, des avocats sourds et pompeux, une magistrate en mère supérieure moraliste et la balance qui est tombée depuis bien longtemps, quelle est la place du mec qui a feint de rester en liberté, qui a tenté de montrer qu’il existe des erreurs et des humanités, des émotions, des écarts, envers des lois rétrogrades et figées.Ce mec, il est sur un banc, debout, menotte au poignet, matant le bois trop froid d’une salle en cube, prison redondante. Quand le « présumé » coupable est aussi présumé d’exposer toute sa vie privée devant un public alors rassuré d’être du bon côté du box, quand malgré tout il reste droit, sans courbette devant un procureur d’une République morte, avortée par cette justice faiseuse de barreaux et d’extradition. Tu es banni mec… Sur ton banc, sur tes pas, derrière tes empreintes… Peu importe ce que tu dis, la vérité appartient à ceux qui la créent.

Mais, à la vue de cette salle d’audience malvenue, au nez des beaux en robe manichéenne, ce mec, il est le seul à être debout et à ne juger personne.

INNSE usine occupée à Milan ( Italie)

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues on 27 juillet, 2009 by ozhonaaye

Nous avions fait ce mini reportage dans l’usine occupée INNSE à Milan en Février, vous pouvez y comprendre rapidement ce qui s’est tramé là.

Les ouvriers ont depuis été expulsés par l’armée! On fera suivre si nous avons plus de nouvelles…