des coupables plein les poches

Si le tonnerre claque sous l’excès d’un ciel d’orage, à qui pourra t-on le reprocher, sur le dos de quel coupable, pointé du doigt tout puissant, pourront nous asseoir nos dettes, nos reproches, nos fenêtres brisés, nos vus découpées ? Si il n’est d’assassin, de voleurs ou de larcins non résolus, si il n’est objet ou chose dont on ne sait plus à qui elles appartiennent et donc qui les ont prise par égarement ou conscience, comment alors se portera notre jugement, comment évoluera notre pensée si savamment mal menée et orienter à juger, quoi qu’il arrive, à jeter la foudre sur la tête du premier malvenu. Nous en sommes là, devant nos tableaux noirs de honte, nos pensées rocambolesques, transformées en désillusions. Nous en sommes là, à ne plus pouvoir définir des limites si le jugement d’autrui disparaît, si les limites ne deviennent que celles que nous possédons, alors ne restera aux autres qu’à nous les voler pour mieux les perdre ailleurs et ajouter à l’univers son quotient d’infinité. Nous en sommes là. Si nos repères se trouvent ailleurs, dites moi que j’ai tord , dites moi que chacun ne rentre pas chez lui le cœur léger de savoir que sa maison lui appartient, que ses enfants sont à lui, que son travail l’attend demain matin et que si quiconque arrache un cheveux, brûle une voiture, ou le licencie, il sera châtier car c’est interdit. Ce sont des lois confiées à la morale, injure à l’humanité et à nos consciences, injure à notre capacité à être autonome et en paix. Nous en sommes là, à redéfinir chaque jour les condamnés de demain, car ils le sont déjà, de fait. Je ne sais sur quel pied danser, à croire que la vision lugubre de l’échafaud rend nos vues glissantes.
2 février, 2009 à 11:19
Magnifique !