Nous avions fait ce mini reportage dans l’usine occupée INNSE à Milan en Février, vous pouvez y comprendre rapidement ce qui s’est tramé là.
Les ouvriers ont depuis été expulsés par l’armée! On fera suivre si nous avons plus de nouvelles…
Nous avions fait ce mini reportage dans l’usine occupée INNSE à Milan en Février, vous pouvez y comprendre rapidement ce qui s’est tramé là.
Les ouvriers ont depuis été expulsés par l’armée! On fera suivre si nous avons plus de nouvelles…
On court, quoi qu’il arrive, , fuyant des ombres, toujours plus lâches, toujours plus nombreuses. Après rien ? la manif prend le pas sur les manifestants, un à droite, un à gauche, une voix s’élève, plus forte que les autres, on court, on la suit… pourquoi ? aucune réponse d’autre que le désarroi, un peu de peur, d’appréhension, un peu de ce qu’ils nous balancent, que le Malox ; les bonnets et les écharpes ne peuvent filtrer. On s’en prend plein la gueule, voilà une vérité, à vous de voir qui sont les plus résistants, si un frère tombe, un autre s’arrête quitte à se prendre une matraque de Damoclès en pleine tronche… Et quand un bleu tombe c’est une rafale qui se venge alors sur le premier malvenu. Qui s’épuisera le premier ? A trop courir, nous sommes prêts, nous courrons depuis toujours, après le vent, après les mots, après le soleil qui se couche trop tôt, après la nuit qui hôte son manteau qui nous gardait si fraîchement à couvert. Nous courrons, les uns avec les autres, le souffle reprenant, l’entraînement est acquis pour celui qui a piqué une pomme, sauté la barrière de son bahut, embrassé la cour de récré des mille pénombres, nous courrons. Et la gare d’arrivée, la veillée autour du feu prétendu éteint est pour tout de suite, encore un instant, un simple moment, un recueil de mots qui se placeront sous nos pieds et nous feront courir toujours plus vite, pas apaisés, pas grisés non plus. Comment l’être, à part par la poudre, sorti du canon dos-à-dos, lâche apprend le jeu des revolvers, que tu connaisses au moins tes propres règles. Comment l’être, nos parents sont de partout, notre sang aux milles odeurs, sait ses saveurs funestes, sait les coutumes honteuses, sait les courses des uns pour échapper toujours aux mêmes… L’ordre et le contrôle n’auront jamais la main mise sur nos pas, parce que nous savons vers où nous allons, et qu’eux ne vont que contre cela. Si l’on se perd, un moment, une vie même, c’est qu’il en était ainsi, les empreintes resteront. Mais s’ils se perdent, où iront-ils, si un jour ils n’ont plus personne après qui trottiner, plus personne à surveiller, plus personne sur qui calquer leurs pas de misère, plus d’ennemi à inventer… Où iront-ils?… Nous vous mènerons là, à l’oubli, à ne plus savoir ce que vous faites là, à l’endroit où il n’y aura plus personne à chasser.
Les maisons des Demi Lune sont toujours debout… passez nous voir au 64-66 rue de la demi lune à Montreuil… Et le jardin en sortira plus d’un de la morosité parisienne…
Nous allons nous remettre aux ateliers, réflexions, filmages, écriture…etc. Dés septembre, alors écrivez, apellez, bref venez aux nouvelles si vous voulez vous joindre à nous.

Ce matin encore, le soleil se lève sur Rennes Troie.
6 semaines d’occupation, de réappropriation, d’organisation… et puis de grèves, de manifs, d’action collectives… des rencontres, des échanges de savoirs, d’idées, des projections, des débats, des cantines collectives, des concerts… 6 semaines déjà. 6 semaines seulement.
Quelles échéances nous attendent encore?
L’épée de Damoclès traîne toujours au dessus du Hall B, on mène une guerre avec les armes de l’ennemi dans la peur qu’il nous les reprennent…

La lutte est précaire, précaire comme la vie contre laquelle on lutte.
La main invisible n’est jamais loin…
Lorsqu’elle prend le micro et revendique son droit à l’individualisme en AG, lorsqu’elle étrangle les médias, lorsqu’elle tente de nous bâillonner, lorsqu’elle tient la carotte ou la matraque…
Le fossé se creuse avec ceux qui la suivent, prenant ses indications pour des prophéties que rien ni personne ne peut remettre en question. D’ici à ce que les fossés deviennent des tranchées il n’y a qu’un « parce que »…
La main invisible dans sa volonté de monopole a fait de nous des hérétiques.
Liberté de croyance et d’opinion bafouée, régime sécuritaire, criminalisation du militantisme, tribunal d’exception charger de lutter contre l’hérésie aussi appelé « terrorisme ».
La déviance et la désobéissance aurait valu hier, d’être brûler sur le bûcher, aujourd’hui, c’est l’enfermement qui se charge de réduire les vies en cendre.

Mais quoiqu’il en coûte, le refus de ce système marié à notre insoumission, continue de nous rassembler. Rennes Troie, fac occupée ou ruse de guerre?
Ce soir, c’est autour de micros que le rassemblement aura lieu. Scène hip hop en perspective afin d’élargir les horizons.
“S’il y avait une connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable”
Nicolas SARKOZY
Pénélope continue de tisser sa toile…
Des camarades, des amis, à Rennes ces derniers jours
Au loin d’une manifestation, lourde de nos sens, de nos vues brouillées par le bleu assoiffé de cet après midi de janvier, de notre odorat revigoré par les senteurs fameuses des feux fabriqués main, de nos voix ensemble un moment pour que tous ceux qui sont enfermés retrouvent nos pas sous le ciel aussi gris fusse-t-il. Au loin d’une manifestation en couleurs et en musique, aux jets mémorables, nous battions le pavé pour engouffrer le métro parisien quand un de nos frères s’est vu contrôlé, arrêté et embarqué. Malgré les cris, la foule ensemble, la résistance des uns et des autres pour dénoncer un contrôle au faciès et une violence démesurée.
LUi, Contrôlé , tabassé puis embarqué à dos de ceinturons, toujours en Garde à Vue aujorud’hui; NOus gazés après matraques et poings dans la gueule… Nous sommes toujours debout, les cœurs serrés les uns contre les autres et nous irons encore le chercher ce soir.
Que tous les chemins mènent vers une lutte commune, que nous résistions toujours, au nom de nos libertés et avec la vie comme mirage.
Lien vidéo : http://fr.youtube.com/watch?v=GIa_0E3Y2a0

Si le tonnerre claque sous l’excès d’un ciel d’orage, à qui pourra t-on le reprocher, sur le dos de quel coupable, pointé du doigt tout puissant, pourront nous asseoir nos dettes, nos reproches, nos fenêtres brisés, nos vus découpées ? Si il n’est d’assassin, de voleurs ou de larcins non résolus, si il n’est objet ou chose dont on ne sait plus à qui elles appartiennent et donc qui les ont prise par égarement ou conscience, comment alors se portera notre jugement, comment évoluera notre pensée si savamment mal menée et orienter à juger, quoi qu’il arrive, à jeter la foudre sur la tête du premier malvenu. Nous en sommes là, devant nos tableaux noirs de honte, nos pensées rocambolesques, transformées en désillusions. Nous en sommes là, à ne plus pouvoir définir des limites si le jugement d’autrui disparaît, si les limites ne deviennent que celles que nous possédons, alors ne restera aux autres qu’à nous les voler pour mieux les perdre ailleurs et ajouter à l’univers son quotient d’infinité. Nous en sommes là. Si nos repères se trouvent ailleurs, dites moi que j’ai tord , dites moi que chacun ne rentre pas chez lui le cœur léger de savoir que sa maison lui appartient, que ses enfants sont à lui, que son travail l’attend demain matin et que si quiconque arrache un cheveux, brûle une voiture, ou le licencie, il sera châtier car c’est interdit. Ce sont des lois confiées à la morale, injure à l’humanité et à nos consciences, injure à notre capacité à être autonome et en paix. Nous en sommes là, à redéfinir chaque jour les condamnés de demain, car ils le sont déjà, de fait. Je ne sais sur quel pied danser, à croire que la vision lugubre de l’échafaud rend nos vues glissantes.
Par les collectifs Sci POl et Fuxia Block de Padova, nous recevons les communiqués traduits des facultés Italiennes occupées, des Etudiants en marche…Nous en serons le 14, le communiqué est là:
Aux facultés en lutte, aux étudiantes et aux étudiants, aux doctorants, aux précaires de la recherche.
“Nous, on ne payera pas votre crise” : c’est le slogan avec lequel, il y a plus d’une semaine, la mobilisation a commencé dans l’université “La Sapienza”[1]
Un slogan simple, mais tout de même direct: la crise économique globale, c’est la crise du capitalisme même, de la spéculation financière et immobilière, d’un système sans règle ni droit, des patrons et des sociétés sans scrupules. Cette crise ne peut donc pas retomber sur les épaules de la formation (de l’école primaire jusqu’à l’université), de la santé ou des contribuables en général.
Le slogan est devenu célèbre, en courant rapidement de bouche en bouche, de ville en ville.
Des étudiants aux précaires, du monde du travail à celui de la recherche, personne ne veut payer la crise, personne ne veut socialiser les pertes, puisque la richesse a été, depuis des années, distribuée à peu de gens, trop peu.
Ces dernières semaines se fut une véritable contagion : multiplication des mobilisations dans les écoles, dans les universités, dans les villes ; qui a du susciter beaucoup de peur.
On le sait : le chien qui a peur, mord; ce fut la réaction du premier ministre Berlusconi qui ne s’est pas faite attendre: “ Police pour les universités et les écoles occupées”, “ nous allons arrêter la violence dans le pays”.
Hier Berlusconi a déclaré vouloir augmenter les soutiens économiques aux banques et faire de l’état et de la dépense publique les garants en dernière instance pour les prêts aux entreprises ; ce qui implique: l’arrêt des formations, la baisse des ressources pour les étudiants, l’arrêt des aides à la santé, mais de l’autre côté, de l’argent pour les entreprises, les banques, les privés.
Nous nous demandons, alors, où se trouve la violence ? Dans une occupation ou plutôt dans un gouvernement qui impose la loi 133 et le décret Gelmini, sans aucune discussion parlementaire? Est-ce le désaccord qui est violent ou le fait de vouloir l’étouffer en faisant intervenir la police ? Est-ce violent de se mobiliser pour la défense de l’université et de l’école publique ou bien de favoriser les intérêts économiques d’une minorité ?
La violence est donc du côté du gouvernement Berlusconi; de l’autre côté, dans les facultés ou dans les écoles occupées, il y a la joie et l’indignation de ceux qui luttent vraiment pour leur futur et pour le futur de tous, de ceux qui n’acceptent pas d’être mis au coin ou forcés au silence, de ceux qui veulent être libre.
On dit de nous que nous savons seulement dire « non », que nous n’avons rien à proposer. Rien n’est plus faux: les occupations et les assemblées de ces derniers jours sont en train de bâtir une nouvelle université, une université faite de connaissance, mais aussi de socialisation, de savoir, d’information et de conscience. Étudier est pour nous fondamental, et c’est pour cela que nous pensons qu’il est indispensable de nous mobiliser: occuper pour faire vivre l’université publique, pratiquer le dissentiment pour pouvoir continuer à étudier ou faire de la recherche.
Beaucoup de choses dans l’université et dans les écoles doivent être changées, mais une chose est certaine: le changement ne passera pas par le « dé-financement ». Changer l’université signifie augmenter les ressources, soutenir la recherche, qualifier les procès de la formation, garantir la mobilité (de l’étude à la recherche, de la recherche à l’enseignement).
Par contre le « dé-financement » a un seul but: transformer les universités en fondations privées, décréter la fin de l’université publique.
Le dessein est clair, ainsi que les moyens: la loi 133 a été approuvée au mois d’août et, face au désaccord de dizaines de milliers d’étudiants, la police est intervenue. Ce gouvernement veut détruire la démocratie, à travers la peur, à travers la terreur.
Mais aujourd’hui, de “La Sapienza” en mobilisation et des facultés occupées, nous disons que nous n’avons pas peur et nous ne reviendrons pas sur nos pas. Notre intention est plutôt de faire reculer le gouvernement: nous n’arrêterons pas nos batailles tant que la loi 133 et le décret Gelmini ne seront pas retirés! Cette fois nous allons jusqu’au bout, nous ne voulons pas perdre, nous ne voulons pas baisser la tête face à tant d’arrogance. C’est pour ça que nous invitons toutes les facultés en mobilisation du pays à faire la même chose: s’ils veulent mater les occupations, et bien que d’autres milliers d’écoles et de facultés soit occupées!
En plus, après la grève et les manifestations du 17 octobre fixées par les syndicats de base, nous retenons que l’heure a sonné de descendre dans les rues de nos villes pour donner une réponse unitaire et coordonnée. Nous proposons donc deux journées de mobilisation nationales: vendredi 7 novembre, avec des manifestations disloquées dans toutes les villes, et une grande manifestation nationale du monde de la formation, de l’université jusqu’à l’école, à Rome, le vendredi 14 novembre, journée où les syndicats confédéraux ont décrété la grève de l’université.
Une journée à construire dont, en premier lieu, les protagonistes doivent être les étudiants, les chercheurs et les professeurs mobilisés. D’autant que nous retenons utile de traverser, avec nos formes et nos contenus, la grève générale de l’école lancée par les syndicats confédéraux et fixée pour jeudi 30 octobre.
Ce qui arrive ces derniers jours c’est une mobilisation extraordinaire, puissante, riche. Une nouvelle vague, une vague anomale qui n’a pas l’intention de s’arrêter et qui veut, au contraire, vaincre. Faisons croître la vague, faisons croître l’envie de lutter! On nous veut idiots et résignés, mais nous sommes intelligents et en mouvement et notre vague ira loin !
Des facultés occupées de “La sapienza” de Rome, par l’université en mobilisation.
[1] Université de Rome
Quand les places publiques deviennent lieu de vie occupées par 1500 personnes qui parlent, qui dansent, qui improvisent, chaque mercredi soir au milieu de leur ville même…quand les lieux vides, maisons, locaux, etc…deviennent signalés, ouverts et marqués du sceau ” aujourd’hui on ouvre, demain on occupe”…quand les ballades en vélo deviennent moment de réclamation de la rue, de la libération de nos cris et de l’avènement de toutes caméras de surveillance…quand la Fac devient lieu de débat aux couleurs parfois noires, parfois Fuxia…Alors ce matin, j’ai les pieds en Italie, et le sourire devant les frères qui me montrent leurs envies, leur foi en tout ça, leur rage prise à bras le cœur pour se déployer et récupérer la ville, les rues, les lieux, la liberté et l’expression… Nous sommes en mouvement, à 1200 Kms de Paris , tambours battants, je serre les poings. Nous marchons encore, nous nous lions, pour cette fois, Fuo.co et OZHO, à domani pour voir les premiers rayons de soleil se lever sur notre même ciel aux couleurs de liberté.
il parait que le vent tourne, mais sous le soleil assassiné je ne vois que les vaillants aux poings levés…alors entre les costumes d’or tissés sous le brouillard, les pédaliers fous qui s’agiteront bientôt, les pieds fendus sur l’asphalte qui rappelle les siens, au loin du bruit dans les oreilles et la rue enfin à nous, je ne vois que les vaillants aux poings levés. Comment croient-ils endormir le peuple, par un anniversaire rance d’avance, nous ne sommes que l’humus d’une terre qui nous crie de la fouler enfin dans le même sens. Il parait que le vent tourne, mais je ne vois que les étoiles qui nous rappelle que le sort est entre nos mains. Alors sous nos éclats de rires, scélérats atomisés, nous arrivons…à bientôt
Ce matin, 10h, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 105 Bld Raspail…
350 personnes du collectif des sans papiers de Montreuil investissent dans le calme les locaux de l’école, une banderole est tendue dans la cour, les femmes et les enfants montent au chaud dans le bâtiment principal. L’information circule dans l’école, sans que rien ne soit communiqué officiellement, et puis, des personnes de l’administration débarquent dans les divers séminaires ayant lieu dans les bâtiments et disent qu’il faut évacuer : pourquoi? comment? Rien n’est dit, on apprend au fur et à mesure que les personnes du CSP veulent que l’école joigne le ministère ou quelqu’un du gouvernement, c’est confus, mais seule une voix est demandée, un porte-voix, la possibilité de se faire entendre au plus haut via une institution publique et nationale. La présidente de l’EHESS ( alors en Belgique) refusera de répondre à cette demande, et ordonne que l’administration appelle les forces de police pour évacuer le CSP75. De cela résultera un grand bordel, généré par la présence de la police et donc par l’ordre de la présidente, car les personnes du CSP n’empêchait en rien le déroulement normale de l’école, et ce sont les forces de l’ordre demandées par l’administration qui bloqueront les portes d’accés empêchant à tous l’entrée dans l’école. La discussion était impossible avec l’administration de l’école , qui refusa toutes rencontres, et 5 h plus tard, c’est dans la rue que tout le monde se dispersa, avec comme seul point positif la rencontre, enfin, des Sans Papiers et des étudiants, à travers leur lutte commune; car ni journalistes presse ou Télé, ni Resf, ni personne ayant été prévenu ne viendra pour faire circuler et relayer l’information…Nous repartons tous…Sans voix sous les regards des voisins du 6ème arrondissement penchés à leur fenêtres.
Rendez vous fixé de nouveau demain, à 14h30 place d’Italie, pour une grande manifestation contre l’immigration jetable.
La lucha sigue…
N.
Vidéo de ce jour à venir…