Archive pour la Catégorie BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS

MEERJAN

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 9 octobre, 2009 by ozhonaaye

You want to know my story, you want to understand who i am. I can’t say any word, i can’t tell anything, my mouth is close since one century and i’m blind since ten years because i couldn’t stop crying. What do you think ? Where do you live ? How old are you ?I can even answer to these questions. I would like to be a bird, to fly touside my jail, to escape from this world who turns without me.

Minute after minutes between the four walls of this country, i build my boat, little one, too little one, so little one. I’ll write  freedom on the waves, when the moon just lost between the sea and the sky, will show me which way i have to follow. Could you wait for that ? For a dream ? For a shadow who disappears when my eyes open. Each Time, each ending of night.

A COUP DE “C’EST QUOI TON ORIGINE?”

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 9 septembre, 2009 by ozhonaaye

Et du silence, et des nuits d’été, et le feu d’une cheminée bien Française qui crâme les derniers papiers… Silence de la flamme qui claque sur le nom qui s’envole, parce que du silence sur la langue et le poids d’un mot qui restera en travers, passé dans le mauvais tuyau… Tu tousses, oesophage en agonie…Tu digèreras mal de toute façon. Fragile mausolée aux contours cadavériques, construit en une traversée, montagne, désert, route, mur, pointillé…Abracadabra… Babel des mots orphelins… Orphelin? Et encore. Construction de l’invisible, déconstruction de ce que j’étais, pourpoursuivre un puzzle à l’éternel chainon manquant. Sort de mon coeur alors la rivière emplie de la vase des saccageurs arrièrés… Usure des os familiaux… TRavailleurs saisonniers morts pour la France, morts pour moi, pour mes frères, et notre orgueil, à tous, en pêché circonci de liberté.

une âme qui parle

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 7 septembre, 2009 by ozhonaaye

Hologramme dévitalisé, drôné, surveillant de la surveillance, anihilé du réflexe et bouffant de la soupe de poulpe froide…Nous excellons dans l’indifférence universelle, la disparition du sens, de Dieu, de nos maux, de nos distinctions, de nos fois, de nos folies, de nos multpiplicités, nos volontés tombées sur nos yeux, nous disparaissons…. A quoi bon mourrir pour celui qui vit  invisible, inconnu, grand frère disparu, trait commun, avis de … Indifférence… Nous laissons filer, couler du sang au pardon…Les yeux clos, disparition… Outil subtil qui nous rend transparent, nous oublions…Numéro insignifiant de l’humanité machiniste. En un clin d’oeil, invisible, idem, sembable, pfff…ailleurs. Carte vitale, mise à jour assedics, contrôle de nos masses unifiées, uniformes, où l’inconnu est surligné en fluo, survisible dans le gouffre normé et numéraire… Inconu au système, inconnu du système…sur déterminé à être la cible…envouté…Alors sans disparaitre, si nous ne disparaissons pas? Nous sommes comme des zombies, effrayants pour certains, fantasmagoriques pour d’autres… Sans reflet, le mirroir se casse sous les yeux bruyants.

Vertige d’un corps en mouvement, d’une âme qui parle…BAM BAM BAM….

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L’OMBRA SOTTO LA MIA PAURA

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 21 août, 2009 by ozhonaaye

Nous sommes peu, avec le feu sous nos pieds, avec le “nous” brinquebalant, avec le souffle coupé, avec la lune pour seule guide archaique, avec un peu de joie au coin d’un sourrire qui passait par là, coinçé au coin d’une rue, lorque les corps s’entrechoquent, ques les regards se relèvent, que les empreintes restent en suspens, que la joue en face se fait rougir au seul sourrire enclin de faiblesse aussi, enclin d’un jamais absent, d’un jamais à genoux, d’un jamais seul, même si il y parait, et il y parait plutôt deux fois qu’une. A la lisière où l’illusion de cette noirceur se fait moins opaque, où une seconde on plonge au travers, pour voir sous nos intuitions le sourrire de l’autre qui se terrassait par là. Le sol reste sous mes pieds, j’en ai bien peur, j’ai bien peur de toute façon, du manque de fragilité, du manque de rire, du manque d’écho, mais le mirroir se renverse, le reflet se  fait douleur un instant à notre souvenir de l’infinité… On voit grand, immense. J’en ai bien peur, j’ai peur de toute façon, de notre fragilité, de nos rires, de nos échos, que demain spontanément l’illusion prenne le dessus. J’ai juste un peu peur, ça fait parfois pâlir mes pas, ça me fait parfois m’arrêter, fil lunaire pendu au dessus de mon nez, ça me fait parfois m’arrêter, merci mon Dieu. Je m’arrête une seconde pour regarder.

…………………….la mia paura che corre sulle strade della libertà…………………….

Je regarde…………………………………………son ombre qui court……………………..je ne suis pas loin…………………je marche  au devant …………………………..

…la pluie est maitre à bord…

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 3 août, 2009 by ozhonaaye

Le temps flotte sur la ville, comme un matin d’hiver mal tombé. Je me réveille à la sueur d’un autre rivage, il fait nuit, lavage d’un été trop sot pour perdurer. Comment a-t-il commencé?

On pourrait dire que l’été est comme une salve, une grosse pluie qui tombe sur nos têtes, elle fait du bruit, en même temps elle réveille et rafraichit nos quelques idées embrouillées. La pluie coule, de nos crânes détrempés à nos yeux humides, le long de nos cervicales et sous notre nombril affamé d’un cœur rassurant. L’eau coule, tant et tant, que l’on ne s’essuie même plus, que l’on se rappelle à peine de l’hiver sec qui tenait nos os ensemble. L’eau coule, rassure les torrents boueux, nous fait glisser, chuter presque mais pas encore tout à fait. Il n’ y a plus de clarté possible, sous la pluie, adjacente au ciel lunaire, nous restons immobiles. Il y a de cela dans mon cœur ce soir, le sang figé en un point, l’envie juste de se sentir chaud, mais personne ne l’est plus et les corps même proches semblent dérisoirement pâles. Il y a de la folie dans cet été, il y a de la rage, il y a de la peur… J’ai peu d’autres mots au bout des doigts,. Et ce soir, je rêverai simplement de m’assoupir au creux d’une montagne endormie, à côté d’un corps qui bat.

Habiter ou s’envoler

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 17 février, 2009 by ozhonaaye

espace-cloisoonee2La norme d’habiter se fond dans la masse normée elle-même, norme d’habiter seule, d’habiter en famille, norme de construire une famille ou une vie seule, norme d’isolement, norme de normalité même imposée par une société qui tend à casser toute dynamique collective pour imposer son individualisme et sa tristesse. Ainsi tenant la masse dans une tristesse induite par un fonctionnement obligatoire car garant d’un logement, d’un salaire, lui-même garant du logement, le monde tient en laisse, par liasse, l’individu cuisinant ses plats pré congelé, parlant à sa télé, et interdit de tout rassemblement en réunion qui pourrait pervertir la tranquillité des mêmes individus. La roue ne tourne plus, à coup de bâton elle a été bloquée, dans le champ du linge pendu trop bas ou trop haut par la voisine de palier à qui bien sûr il ne faut pas parler car elle parle déjà beaucoup trop fort. La norme est isolement, résignation et effondrement de toute vie sociale et affective, hormis celle conforme, de sa femme, son mari, qu’il faut aimer pour toujours et uniquement, ses enfants, qu’il faut envoyer à l’école de la République, apprendre qu’il leur faudra travailler et se loger et avoir une même famille. Il faut, une fois pour toute, il ne faut rien d’autre que d’être ce que l’on veut, et en dépit du danger que cela comporte pour l’autre société étouffée par ses normes, allons y. Et je parle bien là d’une société, sorte de personne morale, morale encore. La norme n’est pas dans un désir de partage, ni dans un désir de nomadisme, ni or des lois excluantes…La norme réduit l’accès à ce qui est montré comme la base de la décence, oubliant que nous sommes des Hommes libres, ignorant que notre dignité tient à comment nous pouvons rendre possible le fait d’être nous-mêmes. Et nous atteignons cela par l’illégalité de vivre ensemble, de vivre différemment, sans établir un meilleur modèle, sans nous poser en exemple, quand bien même ce nous exemplaire n’existe d’ailleurs pas. C’est ici, notre toit, entre le ciel et la terre.

Les poupées russes

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 5 février, 2009 by ozhonaaye




Les poupées russes dansent dehors, sous le soleil livide…les fenêtres

sont fermées autour,

alors elles s’enferment dans leur transe
sans lendemain, juste pour réchauffer
leurs sens

et se sentir partir…dans les
grottes au feu des arbres abandonnés.
La cité est close pour

les femmes indisposes,
les poupées dansent
et s’endorment sous le coup
de leur sueur glacée.

La marre s’écrase sous le poids des espérances
agonisantes, poupées nues qui s’enfoncent dans

la masse d’eau…le bain est délivrance,
les errances aux yeux
des sales bourgeois endeuillés de

richesse les a condamnées avant même le froid…
L’effroi est vain, le sol s’étreint et donne à
leurs

âmes le sommeil de demain.


des coupables plein les poches

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues, BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 29 janvier, 2009 by ozhonaaye

sur les toits de la solitude

Si le tonnerre claque sous l’excès d’un ciel d’orage, à qui pourra t-on le reprocher, sur le dos de quel coupable, pointé du doigt tout puissant, pourront nous asseoir nos dettes, nos reproches, nos fenêtres brisés, nos vus découpées ? Si il n’est d’assassin, de voleurs ou de larcins non résolus, si il n’est objet ou chose dont on ne sait plus à qui elles appartiennent et donc qui les ont prise par égarement ou conscience, comment alors se portera notre jugement, comment évoluera notre pensée si savamment mal menée et orienter à juger, quoi qu’il arrive, à jeter la foudre sur la tête du premier malvenu. Nous en sommes là, devant nos tableaux noirs de honte, nos pensées rocambolesques, transformées en désillusions. Nous en sommes là, à ne plus pouvoir définir des limites si le jugement d’autrui disparaît, si les limites ne deviennent que celles que nous possédons, alors ne restera aux autres qu’à nous les voler pour mieux les perdre ailleurs et ajouter à l’univers son quotient d’infinité. Nous en sommes là. Si nos repères se trouvent ailleurs, dites moi que j’ai tord , dites moi que chacun ne rentre pas chez lui le cœur léger de savoir que sa maison lui appartient, que ses enfants sont à lui, que son travail l’attend demain matin et que si quiconque arrache un cheveux, brûle une voiture, ou le licencie, il sera châtier car c’est interdit. Ce sont des lois confiées à la morale, injure à l’humanité et à nos consciences, injure à notre capacité à être autonome et en paix. Nous en sommes là, à redéfinir chaque jour les condamnés de demain, car ils le sont déjà, de fait. Je ne sais sur quel pied danser, à croire que la vision lugubre de l’échafaud rend nos vues glissantes.

à l’heure des départs et des fêtes…où en est l’imaginaire?

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 16 décembre, 2008 by ozhonaaye

Sous les toits de maisons pas bien solides, sous aucun toit même parait-il…les images jouent à cache-cache avec les cacheurs de réveil…Les gens s’endorment sous l’étoile polaire, aérienne et mortelle. Sous des toits pas bien solides, les chiffres bougent, se bousculent, l’économie mise à sac, mais qui l’a volé, cette maudite besace? Sous des toits pas bien solides et encore un peu ivre de la naissance des santons à venir. Nous sommes peu à rire de l’illusion pas comique, de l’attente d’un Godot plus mort que vif, mais provoquant le feu qui tient debout, sous des toits pas bien solides, nous inventons encore et gueulons un peu plus, un peu plus loin, un peu plus sourds, sous le froid mais pas frileux, aux bleus des vautours nous affrontons nos imaginaires bien réels. Domani sous des toits désertés..hallelujah quand il s’agit de ne pas tronquer sa liberté.

DEs pluMes en PapouAsie

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 24 septembre, 2008 by ozhonaaye

DEs plumes en Papouasie, et l’hélicoptère qui décolle…Bam…Evasion agricole. La bourse éclate, un volcan se réveille, une ville désertée et le cours reprend de l’aile. A planer, à chahuter, sous l’œil d’un mauvais coursier…les lignes de vie de sa main mal tracée, graphisme à devenir en pointe, blanches, dégueulant sur la stratosphère. 1+1=4, c’est la loi écarlate. Carte rouge, des pieds qui rongent, rats dénaturés sur un parquet fait de secrets, des actes dits manqués…Y-a-t-il toujours des poèmes, quand les nuages semblent trop épais pour joindre les deux infinis? Tête baissée, sur les pieds plats, sans adopter, détracteur, sous un matelas, lingot pendu…aux épaules de ma femme, la bombe désespérée; PVC-1, Colombie, des plumes, sur les champs et plus d’hélicoptère.