On court…

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues on 25 juillet, 2009 by ozhonaaye

On court, quoi qu’il arrive, , fuyant des ombres, toujours plus lâches, toujours plus nombreuses. Après rien ? la manif prend le pas sur les manifestants, un à droite, un à gauche, une voix s’élève, plus forte que les autres, on court, on la suit… pourquoi ? aucune réponse d’autre que le désarroi, un peu de peur, d’appréhension, un peu de ce qu’ils nous balancent, que le Malox ; les bonnets et les écharpes ne peuvent filtrer. On s’en prend plein la gueule, voilà une vérité, à vous de voir qui sont les plus résistants, si un frère tombe, un autre s’arrête quitte à se prendre une matraque de Damoclès en pleine tronche… Et quand un bleu tombe c’est une rafale qui se venge alors sur le premier malvenu. Qui s’épuisera le premier ? A trop courir, nous sommes prêts, nous courrons depuis toujours, après le vent, après les mots, après le soleil qui se couche trop tôt, après la nuit qui hôte son manteau qui nous gardait si fraîchement à couvert. Nous courrons, les uns avec les autres, le souffle reprenant, l’entraînement est acquis pour celui qui a piqué une pomme, sauté la barrière de son bahut, embrassé la cour de récré des mille pénombres, nous courrons. Et la gare d’arrivée, la veillée autour du feu prétendu éteint est pour tout de suite, encore un instant, un simple moment, un recueil de mots qui se placeront sous nos pieds et nous feront courir toujours plus vite, pas apaisés, pas grisés non plus. Comment l’être, à part par la poudre, sorti du canon dos-à-dos, lâche apprend le jeu des revolvers, que tu connaisses au moins tes propres règles. Comment l’être, nos parents sont de partout, notre sang aux milles odeurs, sait ses saveurs funestes, sait les coutumes honteuses, sait les courses des uns pour échapper toujours aux mêmes… L’ordre et le contrôle n’auront jamais la main mise sur nos pas, parce que nous savons vers où nous allons, et qu’eux ne vont que contre cela. Si l’on se perd, un moment, une vie même, c’est qu’il en était ainsi, les empreintes resteront. Mais s’ils se perdent, où iront-ils, si un jour ils n’ont plus personne après qui trottiner, plus personne à surveiller, plus personne sur qui calquer leurs pas de misère, plus d’ennemi à inventer… Où iront-ils?… Nous vous mènerons là, à l’oubli, à ne plus savoir ce que vous faites là, à l’endroit où il n’y aura plus personne à chasser.

Les maisons des Demi Lune sont toujours debout… passez nous voir au 64-66 rue de la demi lune à Montreuil… Et le jardin en sortira plus d’un de la morosité parisienne…

Nous allons nous remettre aux ateliers, réflexions, filmages, écriture…etc. Dés septembre, alors écrivez, apellez, bref venez aux nouvelles si vous voulez vous joindre à nous.


Espace Libre ?

Posted in 1 on 15 mars, 2009 by ozhonaaye

Espace Espace Espace.
STOP.
Si l’espace, entendu comme territoire, n’était qu’un trait d’union, pris lui-même entre deux espaces, entre deux clics, entre deux limites, quatre donc, entre frontières, imaginaires ou non, entre des territoires entendus arbitrairement. Comment définir un espace, comment définir la nécessité de limiter des territoires, comment percevoir les raisons et l’arbitrage de tout cela ?Est ce ceux qui occupent un espace qui se l’approprient qui du coup peuvent le définir, est-ce que comme un champ d’où la récolte appartiendrait à celui qui a planté les graines, un espace n’appartiendrait donc à personne, seul ce qui aurait été planté, construit, induit, mis en jeu dans cet espace appartiendrait pour un temps aux mêmes acteurs de vie de ce lieu. Poser les questions de propriété revient à poser les questions de droits, de relation avec l’autre si quelque chose nous appartient. Mais alors si les espaces n’existent plus, si n’existent seulement que les possibilités qu’il permet à chacun de réaliser en son sein, alors l’espace lui même disparaît pour créer des mini sphères d’expression, de création, de vie, de plantation, de développement, de rencontre finalement. Et, dans ce dessein, les limites, les frontières de l’un à l’autre ne sont alors plus que dépendante de la relation des uns envers les autres, et non pas de lois, droits ou contrôle. Alors les papiers disparaissent, les poste de surveillance, de régulation, les notions même d’identité territoriale, tout cela est alors à redéfinir. Car l’espace est alors lieu de jeu, de vie ,d’inscription, il est un choix aussi… Libre de choisir finalement la terre, en partie ou dans sa totalité, où on désirerait s’arrêter, ou rencontrer ou transformer. Libre, espace libre ? Annihiler cette notion d’espace, c’est aussi arrêter d’en construire chaque jour les limites, de chaque jour le rendre plus restreint, plus interdit à un plus grand nombre.
Sortir de l’espace c’est arrêter de voir l’horizon se réduire, pour, ensemble, en repousser les barrières jusqu’à l’infini.
Je suis autre quand tu te dis d’ici, je suis toi quand tu te dis d’ailleurs.

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Le soleil se lève sur Rennes Troie

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues on 11 mars, 2009 by ozhonaaye

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Ce matin encore, le soleil se lève sur Rennes Troie.

6 semaines d’occupation, de réappropriation, d’organisation… et puis de grèves, de manifs, d’action collectives… des rencontres, des échanges de savoirs, d’idées, des projections, des débats, des cantines collectives, des concerts… 6 semaines déjà. 6 semaines seulement.

Quelles échéances nous attendent encore?

L’épée de Damoclès traîne toujours au dessus du Hall B, on mène une guerre avec les armes de l’ennemi dans la peur qu’il nous les reprennent…

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La lutte est précaire, précaire comme la vie contre laquelle on lutte.

La main invisible n’est jamais loin…

Lorsqu’elle prend le micro et revendique son droit à l’individualisme en AG, lorsqu’elle étrangle les médias, lorsqu’elle tente de nous bâillonner, lorsqu’elle tient la carotte ou la matraque…

Le fossé se creuse avec ceux qui la suivent, prenant ses indications pour des prophéties que rien ni personne ne peut remettre en question. D’ici à ce que les fossés deviennent des tranchées il n’y a qu’un « parce que »…

La main invisible dans sa volonté de monopole a fait de nous des hérétiques.

Liberté de croyance et d’opinion bafouée, régime sécuritaire, criminalisation du militantisme, tribunal d’exception charger de lutter contre l’hérésie aussi appelé « terrorisme ».

La déviance et la désobéissance aurait valu hier, d’être brûler sur le bûcher, aujourd’hui, c’est l’enfermement qui se charge de réduire les vies en cendre.

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Mais quoiqu’il en coûte, le refus de ce système marié à notre insoumission, continue de nous rassembler. Rennes Troie, fac occupée ou ruse de guerre?

Ce soir, c’est autour de micros que le rassemblement aura lieu. Scène hip hop en perspective afin d’élargir les horizons.

“S’il y avait une connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable”

Nicolas SARKOZY

Pénélope continue de tisser sa toile…

Des camarades, des amis, à Rennes ces derniers jours

Habiter ou s’envoler

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 17 février, 2009 by ozhonaaye

espace-cloisoonee2La norme d’habiter se fond dans la masse normée elle-même, norme d’habiter seule, d’habiter en famille, norme de construire une famille ou une vie seule, norme d’isolement, norme de normalité même imposée par une société qui tend à casser toute dynamique collective pour imposer son individualisme et sa tristesse. Ainsi tenant la masse dans une tristesse induite par un fonctionnement obligatoire car garant d’un logement, d’un salaire, lui-même garant du logement, le monde tient en laisse, par liasse, l’individu cuisinant ses plats pré congelé, parlant à sa télé, et interdit de tout rassemblement en réunion qui pourrait pervertir la tranquillité des mêmes individus. La roue ne tourne plus, à coup de bâton elle a été bloquée, dans le champ du linge pendu trop bas ou trop haut par la voisine de palier à qui bien sûr il ne faut pas parler car elle parle déjà beaucoup trop fort. La norme est isolement, résignation et effondrement de toute vie sociale et affective, hormis celle conforme, de sa femme, son mari, qu’il faut aimer pour toujours et uniquement, ses enfants, qu’il faut envoyer à l’école de la République, apprendre qu’il leur faudra travailler et se loger et avoir une même famille. Il faut, une fois pour toute, il ne faut rien d’autre que d’être ce que l’on veut, et en dépit du danger que cela comporte pour l’autre société étouffée par ses normes, allons y. Et je parle bien là d’une société, sorte de personne morale, morale encore. La norme n’est pas dans un désir de partage, ni dans un désir de nomadisme, ni or des lois excluantes…La norme réduit l’accès à ce qui est montré comme la base de la décence, oubliant que nous sommes des Hommes libres, ignorant que notre dignité tient à comment nous pouvons rendre possible le fait d’être nous-mêmes. Et nous atteignons cela par l’illégalité de vivre ensemble, de vivre différemment, sans établir un meilleur modèle, sans nous poser en exemple, quand bien même ce nous exemplaire n’existe d’ailleurs pas. C’est ici, notre toit, entre le ciel et la terre.

Les poupées russes

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 5 février, 2009 by ozhonaaye




Les poupées russes dansent dehors, sous le soleil livide…les fenêtres

sont fermées autour,

alors elles s’enferment dans leur transe
sans lendemain, juste pour réchauffer
leurs sens

et se sentir partir…dans les
grottes au feu des arbres abandonnés.
La cité est close pour

les femmes indisposes,
les poupées dansent
et s’endorment sous le coup
de leur sueur glacée.

La marre s’écrase sous le poids des espérances
agonisantes, poupées nues qui s’enfoncent dans

la masse d’eau…le bain est délivrance,
les errances aux yeux
des sales bourgeois endeuillés de

richesse les a condamnées avant même le froid…
L’effroi est vain, le sol s’étreint et donne à
leurs

âmes le sommeil de demain.


Arrestation fin de manif…31 janvier 2009

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues on 2 février, 2009 by ozhonaaye

Au loin d’une manifestation, lourde de nos sens, de nos vues brouillées par le bleu assoiffé de cet après midi de janvier, de notre odorat revigoré par les senteurs fameuses des feux fabriqués main, de nos voix ensemble un moment pour que tous ceux qui sont enfermés retrouvent nos pas sous le ciel aussi gris fusse-t-il. Au loin d’une manifestation en couleurs et en musique, aux jets mémorables, nous battions le pavé pour engouffrer le métro parisien quand un de nos frères s’est vu contrôlé, arrêté et embarqué. Malgré les cris, la foule ensemble, la résistance des uns et des autres pour dénoncer un contrôle au faciès et une violence démesurée.

LUi, Contrôlé , tabassé puis embarqué à dos de ceinturons, toujours en Garde à Vue aujorud’hui; NOus gazés après matraques et poings dans la gueule… Nous sommes toujours debout, les cœurs serrés les uns contre les autres et nous irons encore le chercher ce soir.

Que tous les chemins mènent vers une lutte commune, que nous résistions toujours, au nom de nos libertés et avec la vie comme mirage.

Lien vidéo : http://fr.youtube.com/watch?v=GIa_0E3Y2a0

des coupables plein les poches

Posted in ArTicles / AcTions PoLItiQues, BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 29 janvier, 2009 by ozhonaaye

sur les toits de la solitude

Si le tonnerre claque sous l’excès d’un ciel d’orage, à qui pourra t-on le reprocher, sur le dos de quel coupable, pointé du doigt tout puissant, pourront nous asseoir nos dettes, nos reproches, nos fenêtres brisés, nos vus découpées ? Si il n’est d’assassin, de voleurs ou de larcins non résolus, si il n’est objet ou chose dont on ne sait plus à qui elles appartiennent et donc qui les ont prise par égarement ou conscience, comment alors se portera notre jugement, comment évoluera notre pensée si savamment mal menée et orienter à juger, quoi qu’il arrive, à jeter la foudre sur la tête du premier malvenu. Nous en sommes là, devant nos tableaux noirs de honte, nos pensées rocambolesques, transformées en désillusions. Nous en sommes là, à ne plus pouvoir définir des limites si le jugement d’autrui disparaît, si les limites ne deviennent que celles que nous possédons, alors ne restera aux autres qu’à nous les voler pour mieux les perdre ailleurs et ajouter à l’univers son quotient d’infinité. Nous en sommes là. Si nos repères se trouvent ailleurs, dites moi que j’ai tord , dites moi que chacun ne rentre pas chez lui le cœur léger de savoir que sa maison lui appartient, que ses enfants sont à lui, que son travail l’attend demain matin et que si quiconque arrache un cheveux, brûle une voiture, ou le licencie, il sera châtier car c’est interdit. Ce sont des lois confiées à la morale, injure à l’humanité et à nos consciences, injure à notre capacité à être autonome et en paix. Nous en sommes là, à redéfinir chaque jour les condamnés de demain, car ils le sont déjà, de fait. Je ne sais sur quel pied danser, à croire que la vision lugubre de l’échafaud rend nos vues glissantes.

Prairie Ubraine #4

Posted in AcTions OZho on 7 janvier, 2009 by ozhonaaye

Sous la neige de Montreuil, en matériaux de récup’ toujours et en mouffle cette fois-ci…nouveau plantage de prairie. Des sourrires, quelques gateaux, du thé à la menthe offert par le voisin, des chansons improvisées, de la danse même et oui! Les pieds dans l’herbe et la tête sous les nuages à attendre la prochaine averse de neige miraculeuse…N’allons plus travailler, la rue est là, à tous/toutes…pour faire ce que bon nous semble…N’allons plus travailler, le sol est blanc, glissant pour les Hommes pressés.

Parce que la rue appartient à tous et qu’il faut le rappeler à certains.

Spectacle joué encore une année… collaboration OZHO NAAYé et ALIDAéPIERRE

Posted in SpeCtAcles et ScEnes Libres on 1 janvier, 2009 by ozhonaaye

Teaser du spectacle écrit et mis en scène par OZHO NAAYé, pour les costumes d’ALIDAéPIERRE ( lien: www.alidaepierre.fr):

Dates à venir à Nancy, Paris, etc…

Nous contacter si vous voulez l’acceuillir

à l’heure des départs et des fêtes…où en est l’imaginaire?

Posted in BRrèves POéTiques D'IcI et D'aILLeurS on 16 décembre, 2008 by ozhonaaye

Sous les toits de maisons pas bien solides, sous aucun toit même parait-il…les images jouent à cache-cache avec les cacheurs de réveil…Les gens s’endorment sous l’étoile polaire, aérienne et mortelle. Sous des toits pas bien solides, les chiffres bougent, se bousculent, l’économie mise à sac, mais qui l’a volé, cette maudite besace? Sous des toits pas bien solides et encore un peu ivre de la naissance des santons à venir. Nous sommes peu à rire de l’illusion pas comique, de l’attente d’un Godot plus mort que vif, mais provoquant le feu qui tient debout, sous des toits pas bien solides, nous inventons encore et gueulons un peu plus, un peu plus loin, un peu plus sourds, sous le froid mais pas frileux, aux bleus des vautours nous affrontons nos imaginaires bien réels. Domani sous des toits désertés..hallelujah quand il s’agit de ne pas tronquer sa liberté.