Il pleut des oiseaux – 1 (Hirondelles)

je suis une hirondelle, un oiseau en migration, une méduse rêvée qui ne se posera plus.Je suis un fantôme des vents contraires, ouragan perdu, déplumée, je suis un squelette.

Je ne mords plus

je ne plane plus

je hurle, en mouvement des soleils feints

à quand un voyage sur la lune?

je n’ai que le ciel, au froid de mes os trop fins, je meurs en douceur, des pas ralentis, frontière des matins noirs.

Je n’y vois rien, je ne sais plus, boussole explosée au long du cercle polaire.

Je suis une hirondelle, aux ailes rongées par la révolution contrariée, je tombe.

Dans la nuit, il pleut des oiseaux

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