Si le vent

si le vent emporte tout, si l’infiniment grand et l’infiniment petit alors se confonde, de la terre au ciel, sous l’humus, les gravats, il reste toujours quelque chose, un instant, une heure où tout est encore à décider, à prendre dans sa main, en attendant de savoir vers où on ouvrira alors notre paume. Je crois au vent, je crois en cette heure là où tout s’oublie. Sous la honte, la tristesse, sous les maux, il y a un endroit où tout s’arrête parce que le vent. Et parfois nous sommes le vent, enivrant et perdu, parce qu’il n’y a plus de carte pour guider les courants, parce que tout est faussé, on invente. Il reste après le vent, l’imagination et là, à cette heure et à cette heure seulement, on sait vers où on va, mais l’heure d’après l’oasis aura disparu

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s