Je suis née une fois

Je suis née une fois, et j’ai lu la plus longue lettre du monde

Celle qui te donne faim, celle qui t’apprit à poser tes yeux

Je suis née une fois pour voir

Et les temps sauvages n’étaient pas là

J’étais seul

Je n’étais qu’ailleurs et j’ai reconnu la douleur de l’exil dans tes yeux

Je n’étais qu’ailleurs et je t’ai vu

Où étais ce toi ?

Tu pouvais prendre ma main, tu pouvais pousser ta paume sous la mienne

Et je trouvai un guide pour renaitre

 

Je suis née deux fois, et le ciel m’a hurlé sa colère

Je suis née deux fois, dans la rage qu’il restait en trace de la boue foulée

Je suis née encore dans la mémoire de l’empreinte

Je suis née comme un souvenir

Tout était dit, tout était inscrit

Comme le premier dessin du premier être du monde

La terre était marquée alors

et je mourrai dans son sein

 

je suis née une troisième fois

le jour où ma paume fut vide

la nuit où je m’endors sans te parler

l’aurore où la solitude est dans ta présence

j’étais née pour aimer et depuis je meurs chaque seconde

si le poète est égocentrique, qu’en est-il de la vie ?

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