De la moiteur d’Aout en mélancolie

Il pleut des cordes,

fines aiguilles qui enserrent nos bras

Dans la voiture, on roule à 100, on roule à 1000

On s’éloigne du fracas, nos bras se serrent, se trouvent

Malgré la pluie, les cordes et le ciel en arbalète visant la voiture

On roule à 100, on roule à 1000, nous sommes deux, à deux

Seules

Elle me quittera, J – 1000

De la corde à mon cou défaite

Du grenier, des boites, des souvenirs dans l’eau

La peinture des mots en aquarelle

Quand on roulait à 100, à 1000

Quand déjà on s’éloignait de tout

Noyée sous la beauté de ce corps éloigné

Noyée quand tu reviens au tien, seul

Au miroir, au reflet rayé de la glace pendue, par une corde, au ciel trop lourd

«  roule doucement, nous ne sommes pas pressées »

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