Nos existences mal adaptées – Aux louves

Nous ne sommes pas adaptées, tout comme vous, louves du désert ou de la forêt ou du bitume. Devant nos regards, nos larmes, nos cris, nos rires, nos vies mal adaptées, il y a le reflet de notre impudeur à essayer d’être ce que nous voudrions voir. Ça ne marche pas ? ça claque dans nos oreilles les faux cris, des fausses réprimandes douteuses, de ce qu’il faudrait, de ce que l’on devrait être. Nous sommes nées, au hasard d’un monde malheureux, si en son sein nous savons même une seconde en créer la joie, le plaisir, alors nous pouvons cracher sur tous ceux qui viendront en roi des règles plates, nous taper sur les doigts. Nous sommes ailleurs, et notre douleur qui appartient au monde, et bien nous vivons avec comme il nous plait, qui pourra nous reprocher cela ? A l’errance des louves, à vos aboiements, aux miens ; ils sont notre abri, notre grotte, de cette existence ordonnée et morne, dont nous ne voudrons jamais.

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