Extrait #1 – Et nous jetterons la mer derrière vous – Projection du film le 15 Octobre au Magic Cinéma de Bobigny à 20H

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BOUBOU LIBRE?

Dimanche arrestation de note ami Boubou à la gare de Coulommier, Garde à vue dans la foulée

Lundi 9h30, nous sommes 25 potes avec = poubelle/ couvercle de casserole/baton/cloche devant le commissariat de COULOMIERS (on fait semblant que odorat plus) :

-monsieur, quand il sort le copain ? – on attend les ordres….

c bon on peut commencer : sortent la banderole Libérez Traoré (avec blason demi (  ) lune)

et puis :

boum boum boum LIBéREZ BOUBOU… boum boom ting ting…. tac tac tac… shlack boum… COULOMMIERS AVEC NOUS POUR LIBERER BOUBOU….boum slack ding  ding ploc ding splash ding BOooomM… BOUM boum BOUM boum shrik BouM shrik Boum clash !!!!!!! neige oh la neige plash klak klak shlack klak on va dans le centre ville ? ok ? ok ! pourquoi pas ? E boum boum…… rendez nous BOUbou Libérez TRAoRé…… boum tac  tape sur tout ce qu’il trouve (juste)… tacta neiGe ctact… lac laf lag…!! icicicicicici ik ik ik ik ik NOUS IRONS JUSKAU BOU………………………………… slph shpalg grouak bloom…. on va débrayer les lycéens, il paraît qu’il y a eu mobilisation pour un sans pap….. ok bouom BOMMM BOOOOOOOMUUM spaf spif spif pac pac pac pac toc toc toc spaf toc spoung spoung sploug splousk…. triple splash clacl vramb VROMB TROUSH SLAFFfff CHLICK sfRAFPPP le ciel se dégage, un grand soleil surplombe nos têtes ouh ouh bouk ttsac tssac clag bong bong………

bien avant d’arriver au lycée il est :

12h Moussa sort sans explications

on rentre à la maison.

AHHHHHHH

Les poupées russes





Les poupées russes dansent dehors, sous le soleil livide…les fenêtres

sont fermées autour,

alors elles s’enferment dans leur transe
sans lendemain, juste pour réchauffer
leurs sens

et se sentir partir…dans les
grottes au feu des arbres abandonnés.
La cité est close pour

les femmes indisposes,
les poupées dansent
et s’endorment sous le coup
de leur sueur glacée.

La marre s’écrase sous le poids des espérances
agonisantes, poupées nues qui s’enfoncent dans

la masse d’eau…le bain est délivrance,
les errances aux yeux
des sales bourgeois endeuillés de

richesse les a condamnées avant même le froid…
L’effroi est vain, le sol s’étreint et donne à
leurs

âmes le sommeil de demain.